L’Allemagne face à Facebook.

 

500 000€, c’est le montant de l’amende que l’Allemagne veut infliger à Facebook au cas où elle ne supprime pas les “fausses informations” du flux d’actualité.

L’Allemagne, et l’Europe de manière plus globale semblent penser que l’argent est la réponse à tout. Lors des élections aux USA, les “fake news” ont  joué un rôle déterminant à priori. Les élections en Allemagne arrivent bientôt donc logiquement, il faut taxer Facebook s’ils ne prennent pas de mesures.

L’internet est un vecteur de connexion entre humains, pour le meilleur et pour le pire. Les états l’ont compris depuis bien longtemps et tentent de contrôler ce média par tous les moyens. Surveillance de masse et patriot act sont des exemples assez  concrets. Heureusement la conscience collective est de plus en plus alerte à ce sujet. Mais pas assez. Loin de là.

Les partis politiques ne tentent plus de convaincre, mais utilisent les réseaux sociaux comme Facebook pour discréditer la concurrence. C’est bien plus facile. En effet, les algorithmes mettent en avant ce qui a le plus d’ “engagement”.

Comment les partis politiques arrivent à exploiter ces algorithmes ? En faisant du sensationnel, comme tous les médias, sauf que dans ce cas l’information est particulière erronée. J’emploie “particulièrement”, puisque les médias “conventionnels” aussi font circuler de la mauvaise information, et se mettent de plus en plus au clic-bait sur les réseaux sociaux.

Un titre choc est bien plus touchant émotionnellement que les faits. Les faits sont ennuyants. Chiants à lire. “Il faut lire tout ça ?” Voilà la réalité. La génération connectée aujourd’hui aura plus tendance à être touchée par une image choc ou une vidéo de 7 secondes, que par un article détaillé citant ses sources. Et le problème est là.

Les gens n’ont rien à faire de la vérité. La fausse information se répand de plus en plus sur les réseaux sociaux car elle est propulsée par les algorithmes qui mettent en avant ce qui génère le plus d’engagement. La question ne devrait pas être de savoir combien Facebook devra payer pour ne pas la retirer. Mais plutôt contraindre Facebook à améliorer son algorithme afin d’apporter une variable supplémentaire pour calculer la mise en avant d’un post. Cette dernière serait une sorte d’indice de “relevance”.

Mais cela pose un problème gigantesque, que Facebook a d’ailleurs du mal à résoudre. Qui décide ce qui est vrai ou faux ? La satire et le sarcasme est alors interdit ? La seule information agréée c’est donc l’information qui provient des sources détenues par quelques capitalistes qui on tout intérêt à ce que tel ou telle personne bénéficie d’une bonne ou mauvaise image ? C’est le fond du problème et personne n’en parle.

En France la majorité de la presse est détenue par quelques milliardaires, si demain à cause de cette contrainte on se retrouve à être arrosé de news provenant de ces quelques sources “sures”, le problème est alors amplifié par un facteur 10. Sauf que cette fois, comme ça conviendra aux intérêts de certains, il n’y aura ni sanction, ni débat et les personnes n’allant pas chercher l’information à la source auront un nouveau vecteur pour subir leur lavage de cerveau quotidien.

 

 

 

Stephen B

Développeur informatique passionné de numérique et de technologie au sens large du terme.